Au secours, j’ai 35 ans et je ne trouve pas de femme à épouser !

Manifeste d’une société en proie à une crise de l’engagement.

Pour nous les hommes, l’avouer est presque tabou, si on évoque quelques fois le sujet entre amis ou autour d’une bière, il est très rapidement tourné en dérision pour éviter de réveiller le mal-être que cette situation peut causer chez certains. Oui, en Afrique -plus précisément en Afrique centrale- en 2020, la trentaine bien entamée, il devient difficile pour un homme de trouver une femme avec qui faire sa vie. Ce constat est partagé par les uns, refoulé par les autres, mais quoi qu’il en soit, notre société est en déficience de mariage et comme en Afrique c’est l’homme qui épouse, on peut aisément se demander pourquoi cette dèche de l’amour.

“Pourtant nous sommes là”, vont s’écrier toutes celles célibataires qui liront ces mots. Effectivement, pourquoi cet état de fait? Les principaux concernés (les hommes) n’en parlent que très peu et ceci n’est très souvent pas le sujet à l’ordre du jour, des préoccupations quotidiennes réparties entre le stress de trouver un travail ou encore d’augmenter ses revenus pas assez suffisants pour gérer une vie de couple digne. Toutefois, sur les plans émotionnels et psychologiques, dans la solitude d’une soirée ponctuée par une mauvaise journée, le souvenir du besoin d’une compagne à nos côtés émergera. Comme pour nous rappeler que nous sommes humains, aussi. Oui beaucoup en souffrent réellement. Une femme qui tomberait sur cette introduction, glousserait sans doute et pourrait risquer de s’étouffer de rire, tellement le mythe -de l’homme, éternel chasseur, Bantou égocentrique et rempli d’assurance tous risques -est grand. Si on finit d’acter que seule la femme est sujette à l’horloge biologique qui sonne la fin de la récréation au fur et à mesure que passe le temps, la société oublie bien souvent de s’intéresser aux ressentis existentiels du genre masculin, surtout lorsqu’il prend de l’âge.

Devons-nous revenir sur le fait qu’à partir de 35 ans, même les mieux conservés d’entre nous, sentons qu’on n’a plus la force de nos 20 ans? Que les priorités changent en même temps que le cercle de nos relations évolue. Si nous avons alors la malchance d’expérimenter avant l’heure ce péché inavoué du dysfonctionnement érectile (la panne passagère), on reçoit à ce moment-là comme un choc électrique et Google devient notre meilleur ami; pour nous expliquer comment, pourquoi et par quel diable, nous pourrions perdre la seule force qui nous permet de parler fort dans une maison :) . Même si très vite balayé par l’égo, nous comprenons avec l’accumulation de toutes ces petites choses que nous changeons. Et vous savez quoi? Changer seul est pour tout le monde, une grande source de désillusion. En posant cette question sur Twitter il y a peu de temps, j’ai voulu comprendre ce que nous vivons, au-delà du regard parfois biaisé des femmes sur le pourquoi nous avons du mal à nous engager passer un certain âge. Mais s’agit-il vraiment de simple volonté à s’engager? Je ne pense pas.

Cet article n’a pas la prétention d’apporter toutes les réponses, ne prétend pas détenir la vérité et n’essaiera pas de justifier quoi que ce soit de ce que vous pensez déjà. Je vous invite juste dans l’univers pudique de l’homme. Dans ce qu’on ne dit pas parfois, dans tout ce qui s’exprime bien souvent par du machisme ou du sexisme, aveu d’une non-éducation à la transmission de nos sentiments. Les vrais. C’est donc un exercice difficile, y compris pour celui qui écrit. Je vais cependant tenter d’être le plus honnête possible -fort de tout le partage d’expérience, avis et même des critiques que j’ai reçus -et essayer de donner quelques raisons sur les freins et possibles blocages que rencontrent les hommes passés la trentaine dans la quête d’une épouse . Mais avant, faisons un tour d’horizon d’un contexte sociétal dans lequel selon moi on peut trouver les germes du dénuement actuel et du déficit d’engagement chez les jeunes de plus de 30 ans.

Si je vivais à une certaine époque, mon père -se baladant de village en village -aurait fini par identifier dans la même communauté une jeune fille, dont les formes lui auraient plu. Il en aurait parlé avec ma mère qui à son tour mènerait son enquête. Si la vertu de la jeune fille, les valeurs de sa famille et dans une certaine mesure le nombre de chèvres de cette dernière étaient avérées et conséquentes, on m’aurait informé que j’allais bientôt prendre femme et que je devais me préparer à cela. Je n’aurais eu aucun choix, tout comme ma future femme d’ailleurs. Cet âge est si lointain qu’on a du mal à s’imaginer qu’il en fût ainsi, même si aujourd’hui encore dans certains recoins de l’Afrique cette pratique perdure, à un degré moindre qui ne permet pas d’en faire une référence. L’entrée dans l’ère dite de la “modernité” va apporter des changements importants dans les relations hommes femmes, pour le meilleur ou pour le pire. Cette nouvelle hégire favorise entre autres la liberté de pouvoir choisir son partenaire, déresponsabilisant les aînés de ce rôle. Mais pourquoi je parle de ça? Quel est le rapport avec notre sujet? Parce que je pense que la société a évolué plus rapidement que la transmission des valeurs et l’éducation à la responsabilité, à la famille et dans une certaine mesure à l’amour. Tant que le mariage était imposé aux deux parties, c’était beaucoup plus simple de s’en accommoder -meurtris par le poids des traditions -et de finir par trouver un équilibre. Nous avons donc changé de paradigme social et pris de plein fouet les contraintes qu’il impose. Elles sont économiques et financières, intellectuelles, interculturelles, etc. Le choix d’un partenaire de vie composera donc avec ces nouveaux défis. S’il s’agissait simplement de cela, nous aurions pu trouver le moyen de faire avec, comme dans d’autres sociétés -Occidentales notamment -où on parvient plus facilement à s’adapter à l’individualisme qu’impose le monde moderne. Mais il faut ajouter à l’Afrique, la résistance des traditions avec lesquelles il faille tout de même composer. C’est un paradoxe intéressant. C’est la liberté mais pas tout à fait. Vous êtes adultes mais pas vraiment, vous êtes indépendant mais cette indépendance est diluée par la famille proche ou éloignée dont vous êtes garant de la survie. Corsons un peu tout ceci en y ajoutant un élément fondamental: la croissance économique qui ne profite pas à tous, et par conséquent dans nos sociétés évoluées, favorise d’énormes disparités dans notre volonté à nous accomplir personnellement. Avant d’aller plus loin, il est donc important de comprendre à la fois que nous vivons dans un modèle social inéquitable et en distorsion d’avec la marche du monde et que personne n’a préparé notre génération à y faire face. Nous devons donc régler rapidement cet imbroglio culturel et peut-être définir une fois pour toutes, un modèle qui nous ressemble vraiment. Si à tout cela vous rajoutez le féminisme en pleine expansion sur le continent, il y a de quoi pour Les hommes de la génération Y, se perdre encore plus dans une société de l’abondance et de l’accessibilité des biens et des plaisirs. Rien de mieux pour égarer une génération déjà en sérieux manque de repères humains.

“Je pense que l’un des problèmes majeurs de la société dans laquelle nous vivons est le réel pivot en matière de valeurs. Les réseaux sociaux ont tout gâté. Ils ont offert une illusion de choix illimités et l’apparence a prévalu sur le véritable amour” @Christian

Cette contribution de Christian permet une fois de plus de constater l’inadéquation qu’il y a entre les évolutions de notre environnement et notre incapacité à y faire face de manière intelligente et responsable. Nous vivons dans un monde de l’illusion et de l’abondance du choix ou internet permet de rencontrer des dizaines de personnes par jour -tous horizons confondus -et d’entrer en interaction avec elles. Je me rappelle qu’il y a encore une quinzaine d’années, tu devais interpeller une femme dans la rue et faire preuve de la plus grande des créativités pour lui voler un sourire et espérer avoir son numéro, quand elle en avait un. C’est beaucoup plus facile avec toutes les nombreuses applications de socialisation qui définissent aujourd’hui nos rapports aux autres. Et il ne serait pas faux que de le dire: L’offre est abondante.

La multiplicité de cette offre à un effet pervers sur la stabilité des couples, la motivation à poursuivre un long processus de drague ou encore notre patience dans les difficultés. Quand on sait qu’il est relativement facile de parler à plusieurs filles où se faire aborder par plusieurs hommes rien qu’en ouvrant une application sur son smartphone, on est plus apte à tout envoyer balader rapidement, à faire moins de compromis et s’inscrire dans la construction d’une relation solide et de long terme (C’est la génération de la faiblesse émotionnelle) vue d’un prisme général. Pour revenir au cas particulier des hommes, la société nous a -à tort ou à raison -attribué le rôle de celui qui cherche une femme, qui la trouve, qui met en place les conditions d’une union, demande en mariage, dot etc. Cette pression sociale qui ne dit pas son nom -que les femmes font fi de ne pas voir et refusent de partager pour la majorité -cumulée à une offre débordante, pose la question de la sélection et du bon choix, lorsqu’on atteint enfin le moment où nous avons les moyens de notre politique. À cela va venir s’ajouter des critères inhérents à chacun. Le physique, le niveau d’étude, l’âge, a-t-elle déjà un ou plusieurs enfants, va-t-elle être une source de revenus ou de dépenses etc. Sans oublier dans beaucoup de cas, le regard -extrêmement complexe -des parents à la fois sur l’homme et la femme.

Mais une fois de plus, ces questions, on ne se les pose que lorsqu’on a réglé des préalables -assumer une famille élargie qu’il faut porter sur son dos presque toute sa vie -encore dépendante de notre société moderne et fonction du milieu social dans lequel on vit ou de notre orientation de carrière (fonctionnaire, salarié, entrepreneur etc.). Le jeune étudiant, le chômeur, l’entrepreneur débutant ou qui n’a pas encore mis son entreprise sur les rails, aura du mal à se projeter dans un mariage qu’il ne pourra de toute façon pas financer et assumer. Il reste quoi? les héritiers, les salariés avec six zéros au compteur et la jet-set. Ils ne sont pas nombreux Lol.

L’homme de 30 ans et plus au Cameroun est donc pris dans plusieurs pièges existentiels, qui l’empêche d’aller vers l’épanouissement qu’offre une vie de couple harmonieuse. Il doit lutter pour se stabiliser financièrement, subir la pression des parents qui attendent un retour sur investissement, dans un contexte où l’offre est pléthorique et les valeurs -de patience, de fidélité, de vision à long terme -va à reculons. Quand on ajoute à cela le fait que : “ celles autour de 30 ans -donc supposées prêtes pour le mariage -reste engluées dans des désirs contradictoires entre féminismes naissants, horloge biologique et attente du meilleur parti possible

il n’est pas bien sorcier de deviner que la mission s’annonce ardue à plus d’un point.

On va introduire cette partie par cette contribution qui révèle bien parfois toute l’incohérence qui peut nous habiter : “ En fait les hommes eux-mêmes ont des désirs contradictoires: ils veulent la bonne femme posée et soumise (bien souvent consommatrice et dépendante) et en même temps la Working Girl (bien souvent indépendante)” Neo

Tout ceci n’est donc pas fait pour favoriser une pleine sérénité chez l’homme “prêt” et qui désire fonder une famille. Face à cette dichotomie, c’est naturellement que la plupart vont prendre le chemin de se réaliser avant de se lancer à l’eau et prendre une femme. Sur la voie de cette réalisation bien souvent solitaire, il est classique de profiter des avantages qu’on y trouve. Les plus chanceux arriveront à maintenir une relation jusqu’au moment de l’engagement, quand les autres pataugeront dans les méandres du doute, de la multiplication des partenaires et du plaisir de la chair, en attendant de tomber sur la bonne femme à épouser -celle qui est là quand on est prêt -et pour qui on sera également “le bon parti”. Peut-on vraiment leur en vouloir? Je laisse les soins aux adeptes de la chasteté de leur lancer la première pierre.

Dans nos têtes d’hommes modernes donc, nous sommes bien souvent perdus dans des désirs multiples sur la voie de l’accomplissement. Il y a ce perpétuel affrontement -avec des sources différentes -qui contribue à repousser l’échéance d’une volonté d’engagement. sans être exhaustif, quelques profils sortent du lot et peuvent nous permettre de mieux visualiser la situation.

  • Le traumatisme de l’enfance: beaucoup de retours font état de garçons qui ont été marqués par des divorces douloureux ou par une vie de famille sans amour perceptible mais a contrario avec beaucoup de violence. Lionel (nom d’emprunt) me faisait la confidence sur Twitter qu’à 54 ans avec deux enfants de la même mère, il n’est pas toujours marié parce qu’il garde les séquelles d’un mariage raté de ses parents. Excuse ou pas, ce n’est pas à nous d’en juger. Force est de constater que le poids psychologique que nous transportons toute notre vie peut avoir des répercussions sur notre capacité à la vivre pleinement.
  • Le blessé: On dit souvent que l’homme amoureux qui en vient à être blessé par sa partenaire se renferme dans une coquille dont il est difficile de sortir. Il perd confiance au sexe opposé et construit une armure de marbre censé le protéger. Il ne fait plus confiance aux femmes et évite de communiquer ses sentiments de manière manifeste. Tu sais qu’il t’aime, n’en demande pas plus. Bien souvent, son entourage ne parvient pas à comprendre les raisons de ce repli et plus le temps passe, plus il s’en accommode.
  • La peur de ne pas être à la hauteur : Nous l’avons évoqué, pour certains hommes, il est inconcevable de perdre la face et de ne pouvoir assurer dans la responsabilité de s’occuper d’une famille. Ceux-ci vont préférer rester célibataire pour ne pas se mettre dans une situation qu’ils savent ne pas pouvoir être en mesure de gérer.
  • Le loup solitaire : Le fait de rester seul longtemps finit par devenir une habitude qu’il aura du mal à lâcher, même si ce dernier tombe sur une personne disponible et qui correspond a priori à ses attentes. Il aura l’impression que son intimité est violée. Ceux-là ont besoin de temps, pour s’adapter au changement qu’implique une vie de couple, mais ne le disent pas forcément.
  • Le besoin d’une approbation des parents : pour lui l’avis des parents est primordial, peu importe le temps passé ensemble si au moment de la décision ses parents ne sont pas d’accord, il mettra fin à la relation.
  • À noter que je vais ici omettre exprès les coureurs car je considère que, même après 30 ans, ils ne souhaitent pas s’engager.

L’homme passé un certain âge est donc en proie à une de crise de l’engagement qui peut trouver son essence dans le fait de ne pas définir assez tôt un plan de vie clair. Nous avons vu en ceci qu’à la fois, la société, et la famille ne l’aident pas beaucoup. À mon sens, il est important que la femme intègre ces différents paramètres et devienne enfin une “aide parfaite”pour lui. L’aide dont il est question ici ne saurait être financière -quoi qu’il y en à qui supporte leur homme contre vent et marée -mais plutôt psychologique. En cela si nous voulons voir les choses changer, vous ne pouvez pas mesdames continuer de rester en marge de ce challenge, attendant le meilleur parti possible et quand celui-ci traîne pour les raisons évoquées, leur en vouloir de gaspiller la dimension famille qui vous est importante.

“La difficulté est de trouver une femme capable de comprendre le concept de construire ensemble. À mon âge, celles que je rencontre vivent sur le prisme des réseaux sociaux, mariage luxueux, un terrain minimum etc. Elles sont très exigeantes pourtant n’apportent rien” : @Yves (Twittter)

Et la femme dans tout cela? bien évidemment elle a un rôle et celui-ci est primordial. Mais faut-il attendre que nos femmes deviennent nos secondes mères? À cela je réponds NON. Je crois que ce que les hommes pourraient attendre, c’est justement de comprendre que dealer avec tout ceci n’est pas facile. ils veulent être compris. Et comprendre cela permet de relativiser et de ne pas être soit même un vecteur de pression supplémentaire. Parce qu’un bon mariage profitera à tous et un mauvais mariage détruit généralement tout le monde. C’est donc de co-construction dont il est question. Et la construction de cette cathédrale se fait à deux. Entrer dans le jeu du mariage une fois que la demande a été faite, c’est laisser toute la responsabilité du plan de vie à l’homme. Impliquez-vous! plus, mieux.

Mais que veut dire s’impliquer? Faire ce qu’une femme mariée fait? c’est à chacune de voir et de définir ses limites. Mais j’ai la faiblesse de penser que ce n’est pas très souvent là-bas que vous êtes attendus. Un homme dans la majorité des cas, arrivera à gérer si vous êtes pour lui une charge financière. Toutefois, il aura du mal à accepter la charge émotionnelle que vous lui faite porter si vous n’êtes pas encore marié. Bien évidemment, cela ne garantit rien. Mais vivez vous vos relations parce que vous voulez être épousées ou parce que vous aspirez à être heureuse? Et nous les hommes, nous mettons nous en couple pour passer le temps attendant le “jour dit”, ou pour être heureux et partager ce bonheur? Chacun y répondra.

Oui la volonté pour pareils défis ne peut suffire. Vouloir se marie ne suffit plus aujourd’hui surtout pour un homme. Il faut aller chercher ce qui le précède : le sens de la responsabilité. Nous ne sommes pas des superman, loin de là. Nous sommes humains et cette humanité doit pouvoir guider nos sens, nos envies, nos choix et nos désirs. Le passage de témoin s’est fait sans l’habillement qui va avec. Nous n’avons pas été éduqués à être des maris, ni même à entretenir des concubines et les guider vers le mariage. Malgré ce qu’on traverse comme difficultés sur ce long chemin de l’accomplissement, nous devons parfois nous arrêter, respirer et prendre du recul par rapport à la direction qu’on souhaite donner à notre vie.

Alors oui la volonté ne suffira pas. Il ne s’agit pas de crier et de l’affirmer, il s’agit peut-être de le planifier. De s’ouvrir à celles qui nous font l’honneur de croiser nos chemins. Être honnête sur les peurs qui nous habitent, les frustrations qui nous agitent, les espoirs qui nous secouent et par-dessus tout, partager les rêves qui nous apaisent. Si une personne ne fait partie de ton projet de vie, à défaut de s’ouvrir à elle, sachons garder la dignité nécessaire et ne pas lui perdre du temps.

Il nous faut construire une nouvelle génération d’hommes noirs. Conscient de ce qui nous attend et de ce avec quoi nous devons dealer. Trouver les moyens de sortir du chemin actuel, qui à coup sûr nous conduit vers un précipice social. Tracer une nouvelle voie, celle à baliser surtout pour nos enfants. Car si nos parents ont échoué à nous communiquer l’amour, le sens de la famille, nous nous devons de donner à nos enfants un destin différent. Lorsque nous aurons atteint l’âge qui rapproche de la tombe, il faudrait que nous puissions avoir construit une génération qui n’a plus peur d’aimer et de s’engager, parce qu’ils sauront qu’ils ont notre soutien. Si le mariage et la famille doivent revenir au centre du socle d’un modèle social réussi, c’est maintenant qu’il faut changer. Et cela appelle à se regarder dans une glace, à faire le point de ses attentes et à orienter nos futurs choix vers plus de responsabilité, d’empathie et d’ouverture. Ouverture vers les femmes, ouverture vers nos enfants. Ceci demande bien plus que de la volonté. Il faut du courage.

Et je nous le souhaite.

— Boep —

Libre.